Der Heimatlose - 1er Mars 2013A Collaboration with the Swiss contemporary music Duo Ums ‘n Jip.  2012-2013 Avignon, Paris (fr), Raron (ch) Art-Residence at the international society of contemporary music-vs  Switzerland. 2013 Raron (ch) Performance of a piece for mixed Choir at the Festival for contemporary music Forum Wallis.

Der Heimatlose de Florian Schwamborn pour UMS ‘n JIP (WP) Der Heimatlose, L’Apatride, est une commande du duo suisse UMS ‘n JIP (flûtes à bec, voix, électronique) au compositeur franco-allemand Florian Schwamborn. Composée en septembre 2012, il s’agit d’une mise en musique électro-acoustique des quatre premiers poèmes de l’Intermezzo Lyrique (1822-1823) du poète allemand Heinrich Heine. Florian Schwamborn s’est donc attelé à la tâche difficile de mettre en musique des textes issus du romantisme allemand et sur lesquels Robert Schumann avait déjà écrit en 1840 son cycle Dichterliebe qui marqua l’apogée du Kunstlied romantique allemand. Axant leur réflexion sur l’anachronisme du cycle de Schumann, Florian Schwamborn et UMS ‘n JIP ont considéré que l’œuvre de Heinrich Heine méritait aujourd’hui une nouvelle conception dramatique. Le compositeur tente donc, en replaçant ces textes dans un contexte moderne, de refléter leur appréhension par un contemporain : un jeune réfugié, mourant de soif sur une embarcation de fortune à quelques kilomètres des côtes européennes. « Im wunderschönen Monat Mai », « Aus meinen Tränen sprießen »,« Die Rose, die Lilie, die Taube, die Sonne »,« Wenn ich in deine Augen seh »… Avant de disparaître, le réfugier récite et chante ces poèmes dans lesquels il avait entendu les promesses d’une vie meilleure. Florian Schwamborn a axé son travail sur quatre affects qu’il associe successivement aux quatre poèmes : l’espoir, l’ironie, l’amertume et la résignation. Il emploie la technique du loop, se servant de la bande sonore comme d’un appui pour les flûtes à bec et les voix, puis cherche progressivement à effacer la frontière entre l’électronique et l’acoustique. Dans les samples qu’il a créés pour donner leur tonalité globale aux quatre Lieder, on retrouve des bruits bien familiers aujourd’hui : un néon qui grésille, les ondes d’un champ magnétique, le roulement d’une bétonneuse…